Universités d'été des experts-comptables 2026 : RemUp partenaire
Et si l'actif le plus rentable de certains dirigeants n'était ni leur immobilier, ni leurs titres… mais leur marque ? C'est la question que RemUp posera aux 37èmes Universités d'été des Experts-Comptables, du 1er au 3 septembre 2026 au Palais des Congrès de Paris. Avant d'y venir, voici ce que les cabinets cherchent réellement quand ils s'intéressent à la valorisation de marque — et où passe la ligne entre une valorisation et un montage.
· 9 min de lecture · Eliott Godet
RemUp aux 37èmes Universités d'été
RemUp est partenaire des 37èmes Universités d'été des Experts-Comptables, organisées par l'Ordre des Experts-Comptables Paris Île-de-France. Rendez-vous les 1er, 2 et 3 septembre 2026, de 9h00 à 18h00, au Palais des Congrès de Paris — stand D17 dans l'espace exposition.
L'événement réunit chaque année entre 6 000 et 7 000 professionnels : experts-comptables et commissaires aux comptes pour un peu plus de quatre visiteurs sur dix, collaborateurs de cabinet pour un tiers, aux côtés d'une centaine de partenaires exposants. C'est, en France, le moment de l'année où la profession prend le temps de regarder ce qui change dans son métier.
Les deux ateliers RemUp
« Valorisation de marque & redevance de marque — un nouveau levier structurant de rémunération pour vos clients dirigeants », le mercredi 2 et le jeudi 3 septembre, de 10h30 à 11h30, salle 342B (niveau 3). Contenu identique aux deux sessions.
- La marque comme actif économique et juridique, avec Julie Forner, avocate spécialisée en propriété intellectuelle
- Valorisation économique et fonctionnement de la redevance, avec Michel Rouxel (RemUp)
- Fiscalité et sécurisation du dispositif, avec Manu Clair (RemUp)
- Retour d'expérience côté cabinet, avec Emmanuel Cuny, expert-comptable et commissaire aux comptes
Programme complet, plan d'accès et prise de rendez-vous sur la page dédiée aux Universités d'été 2026.
La marque, un actif économique qui n'apparaît nulle part
Un dirigeant de PME a passé quinze ans à construire une réputation, un nom qu'on recommande, une clientèle qui revient. Cette valeur-là existe : elle se lit dans la récurrence du chiffre d'affaires, dans la capacité à recruter, dans le prix qu'un repreneur accepterait de payer. Mais dans les comptes, elle n'apparaît pas. Une marque développée en interne n'est pas inscrite à l'actif — c'est une règle comptable, pas un jugement sur sa valeur.
Résultat : l'un des actifs les plus productifs de l'entreprise est celui dont personne ne parle en rendez-vous annuel. On parle de l'immobilier détenu par la SCI, des titres, de la trésorerie excédentaire, de l'arbitrage entre salaire et dividendes. Rarement du nom sur la façade.
C'est précisément là que se situe l'angle mort que les cabinets viennent explorer. La question n'est pas « comment payer moins d'impôt », mais « qui détient la marque, et l'entreprise qui l'exploite paie-t-elle pour cette exploitation ? ». Quand la réponse est « le dirigeant la détient à titre personnel » et « non, elle ne paie rien », il y a un sujet économique — et il précède toute considération fiscale.
Les trois moments où la question devient urgente
- Une cession se profile. Le repreneur achète aussi un nom. Si personne n'a jamais chiffré ce nom, il sera valorisé à la négociation, c'est-à-dire au rapport de force.
- Une levée ou une entrée d'associé. Les actifs immatériels pèsent dans la discussion sur la valeur des titres.
- Une transmission familiale. Répartir un patrimoine suppose de savoir ce qu'on répartit, y compris l'immatériel.
Valorisation ou montage : la ligne de partage
C'est la première objection qu'un expert-comptable formule, et elle est saine : « n'est-ce pas un montage ? ». La réponse tient dans l'ordre des opérations.
Un montage part d'un objectif — réduire une base imposable — et cherche ensuite un habillage juridique pour l'atteindre. Une valorisation part de l'inverse : on mesure ce que vaut la marque et ce que son exploitation permet de justifier économiquement. Le résultat de cette mesure s'impose ensuite à tout le monde, y compris quand il est plus faible que ce que le dirigeant espérait. C'est exactement ce qui distingue les deux démarches : dans la seconde, le chiffre n'est pas un objectif, c'est une conclusion.
Concrètement, cela se traduit par trois exigences. Une méthode normée d'abord : la norme ISO 10668 encadre l'évaluation monétaire d'une marque, la norme ISO 20671 son évaluation au sens large. Une redevance fixe et annuelle ensuite, déterminée par cette valorisation indépendante — et non un pourcentage du chiffre d'affaires. Une contrepartie réelle enfin : l'entreprise qui verse doit effectivement bénéficier de l'exploitation du nom.
Pourquoi un pourcentage du chiffre d'affaires est un mauvais réflexe
Beaucoup de dispositifs anciens calculaient la redevance en pourcentage du chiffre d'affaires. La doctrine administrative (BOI-IF-CFE-10-20-20-30 § 230, opposable au titre de l'article L. 80 A du LPF) retient le caractère professionnel de l'activité du concédant lorsque deux conditions sont réunies : il détient la quasi-totalité du capital de la société licenciée, et sa rémunération dépend de l'exploitation, c'est-à-dire du chiffre d'affaires. Les deux sont cumulatives.
D'où la doctrine appliquée par RemUp : un montant fixe annuel, adossé à une valorisation indépendante, et plafonné pour rester cohérent avec l'activité de l'exercice en cours — un dirigeant qui détient sa société ne peut pas agir sur la première condition, il peut écarter la seconde. Le contexte jurisprudentiel est détaillé dans notre analyse de l'arrêt Lancaster.
C'est aussi pour cette raison que l'atelier consacre douze minutes à la propriété intellectuelle avant de parler de chiffres. Une marque qui n'est pas déposée, ou déposée au mauvais nom, ou dont les classes ne couvrent pas l'activité réelle, ne peut pas soutenir de licence solide. La question juridique n'est pas un préliminaire administratif : c'est le socle.
Ce que le cabinet peut porter
La production comptable s'automatise, et la valeur perçue de la prestation de base s'érode avec elle. Ce qui reste rare, c'est la conversation que personne d'autre n'est légitime à ouvrir avec le dirigeant. Sur ce sujet, le cabinet est en première ligne à trois endroits.
- La détection. Personne ne connaît mieux le portefeuille. Repérer les dossiers où le nom commercial porte réellement l'activité — et où il n'appartient pas à la société qui l'exploite — est un geste de cabinet.
- La cohérence du dossier. Situation du dirigeant, structure du groupe, rémunération existante, équilibre de la société : c'est le cabinet qui sait si le dispositif tient dans l'ensemble, ou s'il déséquilibre autre chose.
- Le traitement comptable. Enregistrement de la charge, conventions à mentionner, déclaration côté dirigeant : une fois le dispositif en place, il vit dans les comptes que le cabinet tient.
Ce positionnement n'a rien d'un rôle d'apporteur passif. C'est une mission de conseil à forte valeur ajoutée : le cabinet ouvre un sujet patrimonial que le dirigeant n'aurait pas soulevé seul, et reste l'interlocuteur de référence quand la conversation se déplace vers le patrimoine. Le retour d'expérience présenté à l'atelier par un confrère porte précisément sur ce point : comment le sujet s'introduit dans un rendez-vous annuel sans donner l'impression de vendre autre chose.
Ce qui relève du spécialiste
Trois briques sortent du périmètre naturel d'un cabinet d'expertise comptable, non par manque de compétence, mais parce qu'elles supposent un outillage et une responsabilité spécifiques.
- L'évaluation monétaire de la marque. Appliquer la norme ISO 10668 suppose une méthode, des données de marché et un rapport écrit qui tienne devant un tiers — administration, repreneur, juge. Ce n'est pas un calcul, c'est un travail d'évaluateur.
- La propriété intellectuelle. Antériorités, titularité, classes de dépôt, protection du signe : le sujet relève d'un cabinet d'avocats partenaire spécialisé en propriété intellectuelle.
- La contractualisation et le suivi. Le contrat de licence, ses clauses, son enregistrement, puis la revue annuelle du dispositif : c'est une chaîne qui se tient dans la durée, pas un acte isolé.
La répartition qui fonctionne est donc simple : le cabinet garde la relation et le jugement sur le dossier ; le spécialiste porte la valorisation, le juridique et la contractualisation. C'est le modèle que RemUp propose aux cabinets partenaires, et il est détaillé sur la page partenariat expert-comptable.
Préparer sa venue au stand D17
Le salon est dense et les trois journées passent vite. Deux gestes suffisent à rendre le passage utile : réserver un créneau de vingt minutes sur le stand, et arriver avec un ou deux dossiers en tête — un client dont le nom commercial porte visiblement l'activité, un dirigeant qui envisage de céder dans les prochaines années.
Côté pratique : Palais des Congrès de Paris, 2 place de la Porte Maillot, 75017 Paris. Accueil au niveau 2, ateliers en salle 342B au niveau 3. Métro ligne 1 (Porte Maillot, sortie 3), RER C et RER E (Neuilly – Porte Maillot), tramway T3b, bus 43, 73, 82, 244 et PC ; parking Viparis sur place pour ceux qui viennent en voiture. Le badge, à retirer après inscription en ligne, est scanné à l'entrée de chaque atelier.
Réserver sur le stand D17 ou échanger en visioconférence.
Questions fréquentes
Où et quand rencontrer RemUp aux Universités d'été des experts-comptables 2026 ?
RemUp est partenaire des 37èmes Universités d'été des Experts-Comptables, organisées par l'Ordre des Experts-Comptables Paris Île-de-France les 1er, 2 et 3 septembre 2026 de 9h00 à 18h00, au Palais des Congrès de Paris (2 place de la Porte Maillot, 75017). L'équipe vous accueille sur le stand D17, dans l'espace exposition.
Quel est le programme des ateliers RemUp au salon ?
Deux ateliers identiques, le mercredi 2 et le jeudi 3 septembre 2026 de 10h30 à 11h30, en salle 342B au niveau 3 : « Valorisation de marque & redevance de marque — un nouveau levier structurant de rémunération pour vos clients dirigeants ». Une heure structurée en cinq séquences, avec notamment Julie Forner, avocate spécialisée en propriété intellectuelle, et Emmanuel Cuny, expert-comptable et commissaire aux comptes, pour un retour d'expérience côté cabinet.
La redevance de marque est-elle un pourcentage du chiffre d'affaires ?
Non. La redevance versée au dirigeant est un montant fixe annuel, déterminé par la valorisation indépendante de la marque selon la norme ISO 10668. Le choix du forfait n'est pas cosmétique : la doctrine administrative (BOI-IF-CFE-10-20-20-30 § 230) retient le caractère professionnel d'une activité lorsque le concédant détient la quasi-totalité du capital de la société licenciée ET perçoit une redevance proportionnelle à son chiffre d'affaires. Ces deux conditions sont cumulatives — une redevance fixe écarte la seconde.
Un expert-comptable peut-il mettre en place une redevance de marque pour son client ?
Le cabinet est le mieux placé pour détecter les dossiers concernés, vérifier la cohérence avec la situation du dirigeant et traiter la charge dans les comptes. En revanche, l'évaluation monétaire de la marque, l'analyse de propriété intellectuelle et la contractualisation relèvent de compétences distinctes, généralement portées par un évaluateur et un cabinet d'avocats spécialisé.
Sur quelles normes repose la valorisation d'une marque ?
Sur la norme ISO 10668, qui encadre l'évaluation monétaire d'une marque, et sur la norme ISO 20671, qui traite de l'évaluation de la marque au sens large (force, indicateurs, contribution à la performance). Ce cadre normatif est ce qui rend la valeur retenue explicable et opposable, plutôt que négociée.
Faut-il s'inscrire à l'avance pour assister aux ateliers ?
L'accès au salon et aux ateliers se fait avec le badge des Universités d'été, scanné à l'entrée de chaque salle. L'inscription en ligne préalable auprès de l'organisation est vivement recommandée : le badge est alors prêt à l'accueil, situé au niveau 2.